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== Déroulement de la mission ==
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Hipparcos est lancé le 8 aout 1989 par une [[fusée (astronautique)|fusée]] [[Ariane 4|Ariane 44LP]] depuis la [[base de lancement de Kourou]]. Le lanceur met le satellite sur une [[orbite de transfert]] elliptique de 200x35896 km avec une [[inclinaison]] de 6,9°. Une fois parvenu à son apogée, le [[moteur d'apogée]] devait être déclenché pour circulariser l'orbite et placer Hipparcos sur une [[orbite géostationnaire]] au niveau de la [[longitude]] 12°Ouest. Mais la mise à feu du [[propulseur à propergol solide]] Mage chargé de cette tache ne se déclenche pas et le satellite reste coincé sur son orbite de transfert. L'équipe projet décide d'adapter les modalités de recueil des données scientifiques à cette nouvelle donne. Le périgée est rehaussé de 200 à 526 km pour réduire la [[trainée|trainée atmosphérique]] qui aurait rapidement déformé l'orbite : à cet effet les petits moteurs-fusées dédiés au contrôle de l'orientation sont mis à contribution en utilisant 26 des 32 kg du stock d'[[hydrazine]]<ref name=fiche/>.
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== Résultats scientifiques ==
== Résultats scientifiques ==



Version du 2 mars 2011 à 10:03

Modèle:Infobox Satellite Le satellite Hipparcos (HIgh Precision PARallax COllecting Satellite, satellite de mesure de parallaxe à haute précision) est un projet de l'Agence spatiale européenne dédié à la mesure de la parallaxe et du mouvement propre des étoiles. Le satellite a été utilisé pour mesurer la distance de plus de 2,5 millions d'étoiles situées à moins de 150 parsecs de la Terre. Les résultats ont permis de produire trois catalogues d'étoiles : les catalogues Hipparcos, Tycho et Tycho 2. Le satellite porte le nom de l'astronome grec Hipparque, qui compila un des premiers catalogues d'étoiles.

Le projet est proposé en 1980. Le satellite est lancé le à 23h25 par une fusée Ariane IV. Le satellite devait être initialement placée sur une orbite géostationnaire mais, à la suite d'une panne du moteur d'apogée, Hipparcos resta sur l'orbite de transfert très elliptique. Malgré ce problème, la plupart des objectifs scientifiques ont pu être remplis. Les communications avec le satellite furent interrompues le .

Contexte

Méthode

Mesure de la parallaxe d'une étoile depuis l'orbite terrestre

Objectifs

Le programme scientifique se composait de deux parties :

  1. l'expérience Hipparcos, dont le but était de mesurer les cinq paramètres astrométriques d'environ 120 000 étoiles avec une précision de l'ordre de 2 à 4 millisecondes d'arc.
  2. l'expérience Tycho, dont le but était de mesurer les propriétés astrométriques et photométrique de 400 000 autres étoiles mais avec une précision moindre.

Caractéristiques du satellite

Hipparcos, qui pèse 1140 kg dont 250 kg de charge utile, est haut de 3 mètres avec un diamètre de 1,8 mètres. La plateforme a la forme d'un prisme hexagonal irrégulier et est réalisé en aluminium ; son centre est occupé par le propulseur solide. La charge utile est montée sur son sommet et comporte un pare-soleil[1].

La plateforme

Le contrôle d'orientation est maintenu à l'aide de 4 moteurs-fusées de 5 Newton consommant de l'hydrazine stockée dans deux réservoirs d'une contenance totale de 32 kg. Le satellite est en rotation lente à la vitesse de 11,25 tours par jour : celle-ci est maintenue par 6 petits moteurs d'une poussée de 20 milliNewtons consommant de l'azote tiré de deux réservoirs contenant 9,3 kg stockés sous une pression de 285 bars. L'énergie électrique est fournie par deux panneaux solaires de 1,19 x 1,69 m qui fournissent 380 Watts dont 110 W sont utilisés par la charge utile. Deux batteries nickel-cadmium de 10 Ampère-heure chacune fournissent l'énergie lorsque la sonde est plongée dans l'obscurité. Les télécommunications se font en bande S. L'émetteur de 2,5 Watts permet de transmettre les données scientifiques vers la Terre avec un débit de 24 kilobits par seconde[1].

La charge utile

La charge utile est constituée d'un télescope Schmidt d'un diamètre de 29 cm et doté d'une focale de 1,4 mètres. Celui-ci observe simultanément deux direction de visée (représentant 0,9° × 0,9° sur le ciel). Les deux images sont superposées sur un plan focal comportant un détecteur de 2,5 mmm x 2,5 mmm[1].

Déroulement de la mission

Hipparcos est lancé le 8 aout 1989 par une fusée Ariane 44LP depuis la base de lancement de Kourou. Le lanceur met le satellite sur une orbite de transfert elliptique de 200x35896 km avec une inclinaison de 6,9°. Une fois parvenu à son apogée, le moteur d'apogée devait être déclenché pour circulariser l'orbite et placer Hipparcos sur une orbite géostationnaire au niveau de la longitude 12°Ouest. Mais la mise à feu du propulseur à propergol solide Mage chargé de cette tache ne se déclenche pas et le satellite reste coincé sur son orbite de transfert. L'équipe projet décide d'adapter les modalités de recueil des données scientifiques à cette nouvelle donne. Le périgée est rehaussé de 200 à 526 km pour réduire la trainée atmosphérique qui aurait rapidement déformé l'orbite : à cet effet les petits moteurs-fusées dédiés au contrôle de l'orientation sont mis à contribution en utilisant 26 des 32 kg du stock d'hydrazine[1].

Résultats scientifiques

Le catalogue Hipparcos (120 000 étoiles avec une précision d'une milliseconde d'arc) et le catalogue Tycho (plus d'un million d'étoiles avec une précision de 20–30 millisecondes d'arc) furent achevés en août 1996 et publiés par l'ESA en juin 1997. Les données de ces catalogues servirent à créer le Millennium Star Atlas, un atlas couvrant l'entièreté du ciel et comportant un million d'étoiles jusqu'à une magnitude apparente de 11 et complété par 10 000 objets non-stellaires provenant d'autres sources.

Tycho 2, une nouvelle version du catalogue Tycho, fut publiée en 2000. Il est basé sur les mêmes observations mais, grâce à une méthode de réduction de données plus avancée, les données y sont légèrement plus précises. Cette version est aussi beaucoup plus complète: 2 539 913 étoiles y sont présentes, ce qui représente 99% de toutes les étoiles jusqu'à la magnitude 11.

La mission a permis aussi de calibrer les échelles de distance avec les céphéides, d'améliorer d'un facetur 10 la précision sur les astéroïdes[2].

Il existe une controverse au sujet des données collectées par la mission : une erreur d'une milliseconde d'arc pourrait entacher les résultats, du moins dans certaines parties du ciel. Par exemple, la valeur de la distance nous séparant des Pléiades déterminée par Hipparcos est environ 10% plus faible que celle déterminée par d'autres méthodes. En 2007, le problème n'est toujours pas résolu de façon satisfaisante[3].

Les mesures effectuées par Hipparcos ont permis de[4] :

  • Prévoir la collision de la comète Shoemaker-Levy 9 avec la planète Jupiter
  • Identifier les étoiles qui dans le futur passeront à faible distance du Soleil
  • Mesurer la distance des étoiles possédant des planètes
  • Découvrir que la forme de la Voie Lactée changeait
  • Identifier un groupe d'étoiles qui ont par le passé envahi la galaxie
  • Remis en question la taille et l'age de l'univers : celui-ci s'est révélé à la fois plus grand et plus jeune
  • Confirmer la théorie d'Einstein concernant les effets de la gravité sur la lumière des étoiles.

Notes et références

  1. a b c et d (en)[PDF]« Hipparcos », ESA (consulté le )
  2. Gaia, la carte du ciel en 3D Intervention de Frédéric Arenou, ingénieur CNRS ayant traité les données d'entrée d'Hipparcos
  3. (en)The Hipparcos Space Astrometry Mission, ESA
  4. (en)« Hipparcos », ESA (consulté le Date invalide (a mars 2011))

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Pierre Penot (CNES), « Hipparcos, le satellite des étoiles », Bibliothèque de Travail (BT), février 1993, n° 1045, (ISSN 0005-335X)

Lien interne

Lien externe

Modèle:Palette Agence Spatiale Européenne